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Arrival of Protestantism in Haiti and role of Radio Lumiere
Addendum A-Chronological history of radio Lumiere
Addendum B-Interview with Sam Hartt
Addendum C - Timeline
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200 ans du protestantisme en Haïti, de nouveaux penseurs pour un nouveau bilan

Juillet 2016, les protestants ont fêté les 200 ans de l’arrivée des premiers missionnaires, disons l’arrivée du protestantisme. Quel bilan ? Aujourd’hui, on dit que plus de 50% de la population est protestante. Cela n’empêche pas qu’Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, et présente les indices de développement humain les plus faibles (IDH). Il figure à ce titre parmi les pays les plus humiliés dans le monde. En ce qui a trait aux perspectives économiques et sociales à long terme, Haïti présente une marginalisation persistante dans l’économie mondiale. Pour cela, les citoyens haïtiens sont rejetés et humiliés. Ainsi, Haïti représente un pays qui ne peut pas s'extirper de la pauvreté. Il n’y a pas d’électricité, pas de structure, pas de développement; il y a manque d’infrastructure, surtout de superstructure.

A l’examen, diverses raisons concourent à ce qu’Haïti fasse l’objet de cette marge mondiale. La première de ces raisons, pour anecdotique qu’elle puisse paraître, n’en est pas moins déterminante : si le pays est le moins avancé dans les Caraïbes, c’est d’abord parce qu’il s’y est fait connaître depuis après son indépendance. Manuel Nérée argue que la situation d’Haïti est avant tout le résultat d’une combinaison de facteurs imputables à la colonisation, aux errements politiques de la période post-coloniale, aux blocages de la société haïtienne et aux maladresses et insuffisances de l’aide internationale au développement du pays. Cette posture est d’autant plus remarquable dans les périodes qui vont suivre.

Dans les années 60 environ, un nombre d’intellectuels conséquent a dû quitter le pays suite aux persécutions politiques sous le gouvernement de François Duvalier, errant çà et là, en Afrique tout comme dans les Amériques. Cette expulsion forcée génère sans doute une répercussion sérieuse sur le développement économique, social et politico-religieux du pays. Ce grand exode hors de la terre natale résulte également du fait que ces derniers aidaient à relancer l’éducation, l’économie de certains pays étrangers, alors qu’ils auraient pu se mettre au service de leur propre nation.

La troisième et principale raison de notre sous-développement découle du sort qui nous est jeté dans les années 90. On a parfois relevé un mouvement de contestation populaire qui s’est structuré à l’intérieur des églises, inspiré par la théorie de la « Théologie de la libération ». Dans les communautés de base, l’église urbaine véhiculait un discours de « libération » des masses, basé sur l’expression d’un droit et d’une justice démocratique. Cette période a nui au développement du pays, dans la mesure où Haïti peine à se remettre en dépit de la volonté de certains concitoyens - du moins aux yeux d’une frange de la communauté intellectuelle pour laquelle il ne saurait y avoir, entre théologie et politique, de terrain d’entente. Qu’il y ait toujours une tension entre théologie et politique, foi chrétienne et sociale, foi chrétienne et développement. L’échec de cette théologie a laissé un goût amer aux églises, qui n’arrivent jusqu’à présent pas à articuler foi chrétienne et l’être en soi.

On peut dès à présent parler d'environ 60% de la population qui est sans emploi, un taux d’alphabétisme dépassant les 60%, une longue frange de la population vivant avec moins de deux dollars US par jour. Haïti, seul PMA dans les Caraïbes, souffre depuis une décennie d'une crise alimentaire. Il est passé du statut d'exportateur de produits alimentaires dans les années 70 au statut d'importateur ces dernières années. La raison est à rechercher dans le fait que les produits alimentaires cultivés dans le pays sont plus chers que ceux qui sont importés. La productivité locale reste faible, elle n'est pas à même de répondre à la croissance de la population. A la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010, le pays a connu une fuite de cerveaux sans équivoque. Ainsi, notre pays constitue un maillon faible société mondiale et est dès lors parmi les plus vulnérables aux chocs financiers. En termes de capacité adaptive, le pays possède le niveau le plus bas; cela est dû à la fois à un manque de ressources, une infrastructure défaillante.

Ce texte présente un enjeu fondamental. Comment penser la relation de l'homme haïtien avec Dieu ? Que propose la foi chrétienne ? Après deux cent années de l’implantation du protestantisme en Haïti, où en sommes-nous ? Une telle problématique est majeure dans la démarche censée de : « Penser la théologie ». La question de « praxis de la foi », l’être en soi et la théologie n’est jamais encore précisée ou orientée. Ainsi, la réflexion théologique fait à son tour face à certaines analyses. Le révérend pasteur Jean Valéry Vital-Herne, dans un article récemment publié, fait état de l’échec d’une théologie. Le doyen de l’Université Chrétienne du Nord d’Haïti, pour sa part, scande, dans un autre article: « Les villes d’Haïti sont en mal de théologie ». Comment parler d’une praxis pastorale en Haïti ? Les deux articles justement retracent l’impasse dans laquelle la théologie se trouve.

Nous croyons possible de concilier la théologie et sa pratique; au milieu de certains évènements, elle contourne certaines réalités, en jouant le rôle de spectateur au lieu d’acteur, esquive en recourant à une quelconque passivité. Nous avons l’impérieuse nécessité de travailler à la rédemption de la théologie. La rédemption est marquée par ce besoin de repenser la théologie au XXIe siècle en Haïti, de revitaliser l’être de la personne par une orientation gratifiante. L’action protestante pour la rédemption de la théologie doit s’effectuer d’abord par une réconciliation du protestant avec le réel haïtien. C’est dans ce cadre-là que de nouveaux penseurs s’élèvent à travers une association dénommée « Penser la théologie » et vous invitent à prendre part à sa 4e édition du Colloque national et scientifique de théologie qui se tiendra les 22 et 23 août au Cap-Haïtien, 24 et 25 aux Gonaïves et 26 27 à Port au Prince, au campus du Nazaréen sis à Frères, de 9h à 4h p.m.

SOURCE :Le Nouvelliste

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